Enseignements

maître zen patriarche Ehei Dogen

Fukanzazengi

Hokyozanmai

maître zen patriarche Tozan Ryokai

Tozan Ryokai

(Tung-shan Liang-chieh, 807-869)

Disciple de Ungan Donjo et maître de Ungo Doyo.

Le Samadhi du miroir précieux, de Tozan Ryokai

L’enseignement de l’ainsité authentique
Est transmis intimement par les bouddhas et les patriarches.
Il est à vous maintenant,
Préservez-le soigneusement.
Un bol en argent rempli de neige,
Un héron blanc enveloppé par la clarté de la lune.
Ils sont similaires mais non identiques.
Mêlés intimement chacun connaît sa place.
Le vrai sens ne réside pas dans les mots,
Il se manifeste au moment opportun.
Piégés par les mots vous tombez dans un gouffre,
En désaccord avec les mots vous sombrez dans le doute.
Tourner le dos, toucher, ni l’un ni l’autre ne valent,
C’est comme une boule de feu.
Limiter cela à l’aspect littéraire,
C’est le souiller et le ternir.
Minuit est la vraie lumière,
L’aube n’est pas claire.
Cette règle vaut pour toutes choses,
Elle abolit toutes les souffrances.
Bien que cela ne soit pas construit,
Ce n’est pas sans langage.
(…)

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L’enseignement de l’ainsité authentique
Est transmis intimement par les bouddhas et les patriarches.
Il est à vous maintenant,
Préservez-le soigneusement.
Un bol en argent rempli de neige,
Un héron blanc enveloppé par la clarté de la lune.
Ils sont similaires mais non identiques.
Mêlés intimement chacun connaît sa place.
Le vrai sens ne réside pas dans les mots,
Il se manifeste au moment opportun.
Piégés par les mots vous tombez dans un gouffre,
En désaccord avec les mots vous sombrez dans le doute.
Tourner le dos, toucher, ni l’un ni l’autre ne valent,
C’est comme une boule de feu.
Limiter cela à l’aspect littéraire,
C’est le souiller et le ternir.
Minuit est la vraie lumière,
L’aube n’est pas claire.
Cette règle vaut pour toutes choses,
Elle abolit toutes les souffrances.
Bien que cela ne soit pas construit,
Ce n’est pas sans langage.
Comme dans le miroir précieux,
La forme et le reflet se regardent,
Vous n’êtes pas le reflet,
Mais le reflet est vous.
Comme est le nouveau-né dans le monde,
Doté des cinq caractéristiques:
Il ne va ni ne vient,
Il n’apparaît ni ne reste
Et ne parle pas.
Babawawa.
Mots ou pas mots ?
Finalement il ne peut obtenir son objet,
Car ses mots ne sont pas exacts.
Les six lignes de l’hexagramme du feu interagissent,
L’oblique et le droit se succèdent.
Empilés ils donnent trois,
Permutés ils donnent cinq.
Comme les cinq saveurs de la plante chisso,
Comme les cinq branches du sceptre de diamant.
Le droit et l’oblique merveilleusement embrassés,
Le rythme et la mélodie apparaissent de concert.
Être intime avec l’origine, parcourir la Voie,
Se pénétrer de cela et rester sur le chemin.
Dans la fusion et l’harmonie, il y a bonheur
Et aucune erreur n’est commise.
Innocent et mystérieux,
Cela ne relève ni de l’ignorance ni de l’éveil.
Au sein des causes et des conditions, du temps et des saisons,
Cela brille tranquillement.
Si petit que cela pénètre là où il n’y a pas d’interstice,
Si vaste que cela transcende la dimension.
Il suffit d’un écart infime
Pour ne plus être en harmonie.
Maintenant il y a le subit et le graduel
Avec les principes et les méthodes qui en découlent.
Lorsqu’on distingue les principes et les méthodes,
Les normes apparaissent.
Que les principes et les méthodes soient ou non maîtrisés
Le flux du réel est constant.
Extérieurement calme, intérieurement agité,
Comme le cheval entravé ou le rat caché.
Les anciens sages se sont affligés de cela,
Aussi nous ont-ils fait don de la Loi.
Conduit par une vue inversée des choses,
On confond le noir et le blanc.
Quand la vue inversée des choses disparaît,
La compréhension apparaît spontanément.
Si vous voulez marcher sur les traces anciennes,
Étudiez attentivement l’exemple des anciens.
Pour que se réalise la Voie du Bouddha
L’arbre a été contemplé pendant dix kalpa.
Comme les oreilles lacérées du tigre,
Comme les poils blancs du cheval.
Pour les hommes aux capacités inférieures,
Les objets précieux et les décorations.
Pour ceux qui sont dans l’effarement,
Le chat et le bœuf blanc.
L’archer habile et fort
Atteint le milieu de la cible à une très longue distance.
Mais quand deux pointes de flèche se rencontrent en plein vol,
A quoi serviraient la technique et la force ?
L’homme de bois chante,
La femme de pierre se lève et danse.
C’est au-delà des sentiments et des pensées,
A quoi bon faire des considérations ?
Le suivant sert le roi,
L’enfant obéit à son père.
Ne pas obéir est indigne d’un enfant,
Ne pas suivre est un gâchis inutile.
Cachez votre pratique, fonctionnez secrètement,
Comme un idiot, comme un fou.
Continuer de la sorte
Est appelé le principe au sein du principe (l’hôte dans l’hôte).

Des commentaires de ce texte rédigés par Luc Boussard ont été publiés chez Deux versants éditeurs sous le titre Le Samadhi du miroir précieux.

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Sandokai

maître zen patriarche Sekito Kisen

Sekito Kisen

(Shih-t’ou Hsi-ch’ien, 700-790).

Disciple de Seigen Gyoshi et maître de Yakusan Igen.

Fusion de la différence et de l’identité, de Sekito Kisen

L’esprit du grand sage de l’Inde
S’est transmis intimement d’Ouest en Est.
Les facultés de l’homme sont plus ou moins aiguisées,
Mais la Voie n’a ni patriarche du Nord ni patriarche du Sud.
La source spirituelle brille dans la lumière,
Les effluents coulent dans l’obscurité.
Saisir les phénomènes est illusoire,
Rencontrer l’essence n’est pas encore l’illumination.
Les sens et leurs objets
S’interpénètrent
Et ne s’interpénètrent pas,
S’ils le font il y a rencontre harmonieuse
Sinon chacun reste sur sa position.
L’essence des formes visibles
Varie en qualité comme en aspect,
Le son de la voix change
Selon qu’il exprime la joie ou la souffrance.
Dans l’obscurité
Le haut et le bas se confondent,
Dans la lumière
La pureté et la souillure se distinguent.
Les quatre éléments retournent à leur nature
Comme un enfant retrouve sa mère.
Le feu chauffe, le vent bouge,
L’eau mouille, la terre est solide.
Pour l’œil les visions, pour l’oreille les sons,
Pour le nez les odeurs, pour la langue les saveurs.
(…)

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L’esprit du grand sage de l’Inde
S’est transmis intimement d’Ouest en Est.
Les facultés de l’homme sont plus ou moins aiguisées,
Mais la Voie n’a ni patriarche du Nord ni patriarche du Sud.
La source spirituelle brille dans la lumière,
Les effluents coulent dans l’obscurité.
Saisir les phénomènes est illusoire,
Rencontrer l’essence n’est pas encore l’illumination.
Les sens et leurs objets
S’interpénètrent
Et ne s’interpénètrent pas,
S’ils le font il y a rencontre harmonieuse
Sinon chacun reste sur sa position.
L’essence des formes visibles
Varie en qualité comme en aspect,
Le son de la voix change
Selon qu’il exprime la joie ou la souffrance.
Dans l’obscurité
Le haut et le bas se confondent,
Dans la lumière
La pureté et la souillure se distinguent.
Les quatre éléments retournent à leur nature
Comme un enfant retrouve sa mère.
Le feu chauffe, le vent bouge,
L’eau mouille, la terre est solide.
Pour l’œil les visions, pour l’oreille les sons,
Pour le nez les odeurs, pour la langue les saveurs.
Toutes les existences
Comme les feuilles des arbres
Sont alimentées par les racines.
L’origine et la fin se rejoignent dans la vacuité.
Noble ou vulgaire, à votre guise !
Dans la lumière existe l’obscurité,
Ne la prenez pas pour de l’obscurité.
Dans l’obscurité existe la lumière,
Ne la regardez pas comme lumineuse.
Lumière et obscurité
Créent une opposition
Mais dépendent l’une de l’autre
Comme le pied avant et le pied arrière dans la marche.
Tout ce qui existe
A son propre mérite.
Usez en comme il convient.
Phénomènes et essence s’ajustent
Comme la boîte et le couvercle,
Comme la rencontre de deux pointes de flèches.
Entendant ces mots
Comprenez le sens
Sans entrer dans vos catégories personnelles.
Si vous ne comprenez pas
La voie qui se trouve sous vos pied
Comment saurez-vous
Où vous marchez ?
En avançant
Il n’est pas question
De proche et de lointain.
Mais dans la confusion
Montagnes et rivières
Barrent la route.
Vous qui étudiez le mystère
Je vous en prie,
Ne passez pas le temps en vain.

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Shodoka

maître zen patriarche Yoka Daichi

Yoka Daishi

(Yung-chia Hsüan-chüeh, 665-713)

L'un des successeurs du sixième patriarche, Eno (Hui-neng).

Le chant de l’éveil immédiat, de Yoka Daishi

1. Ami ne vois-tu pas
Cet homme de la Voie qui a cessé toute étude et vit sans effort,
N’écartant les illusions ni ne cherchant l’éveil?
La vraie nature de notre ignorance est notre nature de Bouddha,
Notre corps vide et illusoire est le corps de la Loi,
Notre nature propre originelle est le pur Bouddha.
Les nuages des cinq agrégats flottent à la dérive,
Les bulles des trois poisons montent et crèvent à la surface.

2. Quand on constate la réalité des choses, il n’y a plus ni homme ni loi,
Le chemin de l’enfer disparaît.
Si je mens
Qu’on m’arrache la langue!

3. Au moment où l’on s’éveille au zen du Tathagata
Les six paramita et les 10 000 pratiques s’accomplissent parfaitement dans notre corps.
Dans le rêve, on distingue clairement les six destinées
Après l’éveil tout est vide, il n’y a même plus d’univers.

4. Il n’y a ni malheur ni bonheur, ni perte ni gain,
Rien à chercher dans la paix de l’extinction.
Jusqu’à présent la poussière s’est accumulée sur le miroir
Il est temps de lui redonner son éclat.
(…)

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1. Ami ne vois-tu pas
Cet homme de la Voie qui a cessé toute étude et vit sans effort,
N’écartant les illusions ni ne cherchant l’éveil?
La vraie nature de notre ignorance est notre nature de Bouddha,
Notre corps vide et illusoire est le corps de la Loi,
Notre nature propre originelle est le pur Bouddha.
Les nuages des cinq agrégats flottent à la dérive,
Les bulles des trois poisons montent et crèvent à la surface.

2. Quand on constate la réalité des choses, il n’y a plus ni homme ni loi,
Le chemin de l’enfer disparaît.
Si je mens
Qu’on m’arrache la langue!

3. Au moment où l’on s’éveille au zen du Tathagata
Les six paramita et les 10 000 pratiques s’accomplissent parfaitement dans notre corps.
Dans le rêve, on distingue clairement les six destinées
Après l’éveil tout est vide, il n’y a même plus d’univers.

4. Il n’y a ni malheur ni bonheur, ni perte ni gain,
Rien à chercher dans la paix de l’extinction.
Jusqu’à présent la poussière s’est accumulée sur le miroir
Il est temps de lui redonner son éclat.

5. Qui est sans pensée? Qui est non produit?
S’il y a non-production, il n’y a pas non plus absence de production.
Demandez à une marionnette
Si on devient Bouddha
En accumulant les mérites.

6. Abandonne les quatre éléments, ne retiens rien.
Dans la paix de l’extinction, bois et mange à ton gré.
Tous les phénomènes sont éphémères, tout est vide.
Tel est le parfait éveil du Tathagata.

7. On reconnaît le véritable moine à la clarté de ses propos.
Que celui qui n’est pas d’accord vérifie par lui-même,
Car la marque du Bouddha est de trancher à la racine.
À quoi bon effeuiller l’arbre et fouiller dans les branches?

8. L’homme ignore le joyau
Caché dans la nature du Tathagata.
L’action mystérieuse des six organes des sens est vide et ne l’est pas.
La parfaite lumière de la perle est une forme dépourvue de forme.

9. C’est en purifiant les cinq visions que l’on obtient les cinq pouvoirs.
Celui qui a réalisé l’éveil connaît l’inconcevable.
Voir une forme dans le miroir n’est pas difficile,
Mais comment saisir le reflet de la lune dans l’eau?

10. Ils vont toujours seuls, ils marchent toujours seuls,
Les accomplis qui parcourent ensemble le chemin du nirvana.
Des temps anciens ils ont la pureté d’esprit alliée à une noblesse naturelle.
Leurs visages émaciés et leurs os saillants les font passer inaperçus.

11. Les fils de Shakya sont connus pour être pauvres.
En vérité, ils sont pauvres en leur corps, mais la voie qu’ils suivent ne l’est pas.
Ils sont pauvres parce que leur vêtements sont grossiers.
Ils sont riches parce qu’ils possèdent en eux un trésor inestimable.

12. Ce trésor, ils en usent sans jamais l’épuiser,
Le prodiguant à chacun selon ses besoins.
Les trois corps et les quatre sagesses sont parachevés dans leur corps.
Les huit libérations et les six pouvoirs surnaturels sont gravés dans leur esprit.
L’homme supérieur tranche d’un coup et atteint la compréhension de toutes choses,
L’homme moyen ou inférieur étudie beaucoup et doute beaucoup.
Dépouille seulement ton esprit de ses vêtements sales
Et ne te vante pas de tes progrès devant autrui.

13. Accepte critiques et calomnies
A vouloir embraser le ciel on se fatigue pour rien.
Je les écoute et les savoure comme un nectar,
Elles se dissolvent instantanément et entrent dans l’inconcevable.

14. Médite les paroles calomnieuses pour en faire des mérites
Qui te guideront sur la Voie.
Si une médisance suscite en toi la haine
Comment les pouvoirs illimités de la compassion et de la persévérance pourront-ils se manifester?

15. Compréhension du principe et compréhension de l’enseignement vont de pair.
Lorsque zazen (dhyana) et sagesse (prajna) brillent de tout leur éclat, on ne stagne pas dans le vide.
Mais je ne suis pas seul à avoir la compréhension,
Tous les Bouddha, innombrables comme les sables du Gange, sont comme moi.

16. Le lion rugit la doctrine sans peur,
Il brise le crâne des bêtes qui l’entendent.
Dans sa fuite, l’éléphant perd sa dignité.
Seul le dragon l’écoute avec ravissement.

17. J’ai traversé lacs et océans, franchi montagnes et rivières,
En quête de la Voie, j’ai visité les maîtres et pratiqué le zen.
Depuis que j’ai trouvé le chemin de Sokei
Je sais que naissance et mort ne me concernent pas.

18. Marcher est zen, s’asseoir est zen.
Parler, se taire, bouger, être immobile, le corps est en paix.
Face à la lame de l’épée, l’esprit est tranquille.
Face au poison, il reste calme.
Mon maître a rencontré le Bouddha Nento
Il a été l’ascète Ninniku pendant de nombreux kalpa.

19. Combien de fois suis-je né, combien de fois suis-je mort?
Vie et mort vont et viennent sans fin.
Quand soudain on comprend le non-né,
On ne se réjouit plus des louanges ni ne s’afflige des blâmes.

20. J’entre dans la montagne profonde où j’habite un ermitage
Sous le grand pin d’une cime escarpée plongeant dans l’abîme.
Je m’assois tranquille et sans souci dans mon humble demeure.
Retraite silencieuse, sereine simplicité.

21. Lorsqu’on s’éveille, on comprend que les mérites n’existent pas,
Cela n’a plus rien à voir avec le monde conditionné.
Donner peut apporter la joie d’une renaissance au ciel,
Mais c’est comme une flèche décochée en l’air.

22. Sa force épuisée, elle retombe au sol,
Au risque de provoquer une renaissance indésirable.
Comment serait-ce comparable à la porte de la réalité inconditionnée
Que l’on franchit d’un bond pour entrer dans la terre du Tathagata ?

23. Saisis la racine sans te préoccuper des branches,
Comme le joyau limpide capte le rayon de lune.
Je sais maintenant que cette perle qui exauce les désirs
Est un inépuisable trésor pour soi et pour les autres.

24. La lune brille sur le fleuve, le vent joue dans les pins,
Ombre pure d’une longue nuit, pourquoi tout cela ?
La nature de Bouddha, joyau des défenses, est inscrite dans le fondement de notre esprit.
La bruine et la rosée, la brume et les nuages vêtent notre corps.

25. Le bol a soumis les dragons, le bâton a séparé les tigres,
Les anneaux de métal suspendus au sommet du bâton teintent haut et clair.
On ne porte pas ces emblèmes en vain,
Ce sont les empreintes du bâton du Tathagata que nous suivons intimement.

26. Ne cherche pas la vérité, ne tranche pas les illusions,
Comprends que les deux sont vides et sans forme.
Le sans forme n’est ni vide ni non vide,
C’est la vraie forme du Tathagata.

27. Le miroir de l’esprit éclaire sans obstruction,
Son éclat pénètre l’univers entier.
Les myriades de phénomènes s’y reflètent,
C’est un joyau parfait sans dehors ni dedans.

28. Demeurer dans la vacuité c’est ignorer les liens de cause à effet,
Il en résulte confusion, désordre et malheur.
Il se fourvoie celui qui rejette l’existence pour s’attacher à la vacuité,
Comme s’il se jetait dans les flammes pour échapper à la noyade.

29. Rejeter les illusions pour saisir la vérité
Relève de la discrimination et de l’artifice.
Celui qui pratique en ignorant cela n’a pas plus de discernement
Que s’il prenait pour fils un voleur.

30. On gaspille les richesses du Dharma et on anéantit ses mérites
En s’appuyant sur la pensée discriminante.
C’est pourquoi l’école zen la rejette
Pour entrer d’emblée dans le non-né par le pouvoir de la vision juste.

31. L’homme vrai saisit l’épée de sagesse,
Pointe acérée de prajna et flamme adamantine.
Il tranche les idées erronées
Et réduit à néant les assauts de Mara.

32. Il met en branle le tonnerre de la Loi et bat le tambour,
Répand un nuage de compassion et verse une pluie d’ambroisie.
Dragons et éléphants s’ébattent et répandent ses bienfaits infinis,
Éveillant tous les êtres des trois véhicules et des cinq familles.
Sur la montagne enneigée seule pousse l’herbe hini,
Elle donne un beurre clarifié qui seul me nourrit.
Une seule nature pénètre toutes les natures.
Un phénomène contient tous les phénomènes.
Une seule lune brille sur toutes les eaux,
Tous les reflets proviennent d’une seule lune.
Le corps de Loi de tous les bouddhas pénètre ma nature,
Ma nature et le Tathagata ne font qu’un.
Quand un degré est franchi, tous le sont.
Il n’y a ni forme ni esprit ni activité.
Un claquement de doigts et les 80 000 enseignements sont accomplis,
Dans l’instant les trois grands kalpa sont anéantis.
Nombres et mots ne sont ni nombres ni mots,
Quel rapport avec notre merveilleux éveil ?

33. Au-delà des louanges au-delà des critiques,
Cela est vide comme l’espace sans limite.
Ici même c’est complet et serein.
Ami si tu le cherches tu ne le trouveras pas.

34. On ne peut ni le saisir ni le rejeter.
Ce n’est qu’au cœur de la non-obtention qu’inconsciemment on l’obtient.

35. Silencieux cela parle et ce discours est silence,
La grande porte du don est ouverte et il n’y a plus d’obstacle.
Si l’on me demande à quelle école j’appartiens,
Je réponds : « Le pouvoir de la grande sagesse. »
Qu’est-ce que le bien et le mal ? Nul ne le sait.
Le progrès et le recul ? Le ciel lui-même n’en a pas la mesure.
Ma pratique a commencé très tôt et traversé de nombreux kalpa,
Je ne suis pas un menteur qui parle pour ne rien dire.

36. Je dresse la bannière de la Loi et expose l’enseignement,
La vraie transmission du Bouddha perpétuée par le moine du mont Sokei.
Mahakasyapa le premier a transmis la lampe
Sa lignée compte vingt-huit générations en Inde.

37. Franchissant mers et fleuves, elle est arrivée sur notre terre.
Bodhidharma fut notre premier patriarche,
On sait que sa robe a été transmise à six reprises.
Dans les générations futures, innombrables sont ceux qui atteindront l’éveil.

38. La vérité est dénuée de fondement et l’illusion est originellement vide.
Écarte à la fois l’existence et la non-existence,
La non-vacuité est alors vacuité.
Les vingt sortes de vacuité sont sans fondement,
La nature unique du Tathagata est identique pour toutes les existences.

39. L’esprit est la racine et les phénomènes sont poussière,
Mais l’un comme l’autre ne sont que des traces sur le miroir.
Une fois nettoyé celui-ci retrouve son éclat originel.
Quand l’esprit et les phénomènes sont oubliés, l’authenticité apparaît.

40. Hélas ! La Loi est à son déclin, le mal règne en cet âge,
Les êtres ont peu de vertu et se contrôlent difficilement.
Plus Shakyamuni s’éloigne de nous, plus les hérésies sont profondes,
Les démons puissants, le Dharma faible et les perturbations nombreuses.
Quand la doctrine de l’éveil soudain au Bouddha se fait entendre,
Les gens voudraient la broyer.

41. Les actes proviennent de l’esprit et les maux du corps,
Il ne faut ni se plaindre ni blâmer autrui.
Si tu ne veux pas t’attirer un karma de souffrances sans fin,
Ne médis pas de l’enseignement du Tathagata.

42. Dans la forêt de santals ne pousse aucune autre espèce.
Seul le lion habite cette luxuriante végétation
Où il se promène libre et paisible.
Les autres animaux et les oiseaux se tiennent à l’écart.

43. Les lionceaux suivent en bande.
À trois ans ils rugissent puissamment.
Si des chacals voulaient chasser le roi du Dharma,
Seraient-ils cent mille que ces démons glapiraient en vain.

44. Dans la doctrine subite parfaite, il n’y a pas d’affects.
Si tu as des questions et des doutes, il faut en débattre aussitôt.
L’humble moine que je suis n’a pas de point de vue personnel,
De crainte que sa pratique ne sombre dans l’ornière du nihilisme ou de l’éternalisme.

45. Être et non-être ne sont ni être ni non-être,
Mais un écart d’un cheveu nous éloigne de mille lieues.
Comprenant cela, la fille du dragon devient immédiatement Bouddha,
Ne le comprenant pas, le grand érudit est précipité vivant en enfer.
Pendant de longues années j’ai accumulé les connaissances,
Étudié les commentaires et interrogé les sutras.
J’ai analysé les mots et les signes sans connaître de repos.
Je me suis épuisé en vain à compter les grains de sable au fond des mers.
Puis le Tathagata m’a gentiment réprimandé :
« A quoi bon dresser l’inventaire des trésors d’autrui ? »
Je m’étais égaré dans des voies sans issue et j’ai ressenti la vanité de mes efforts,
Tant d’années perdues à errer comme poussière au vent !

46. Quand le départ est mauvais, on se trompe
Et on ne peut pas accéder à l’éveil immédiat.
Peut-être les auditeurs et les bouddhas pour soi étudient-ils sincèrement, mais ils n’ont pas l’esprit de la Voie.
Les hérétiques ont l’intelligence, mais ils n’ont pas la sagesse.
Il est stupide ou infantile
Celui qui se laisse mystifier par un poing vide ou un index,
Il prend le doigt pour la lune et se fatigue pour rien,
Avec les phénomènes perçus par les sens, il forge d’étranges chimères.
Celui qui s’abstient de toute supputation est identique au Tathagata,
Il mérite vraiment d’être appelé Kanjizai.
Quand la compréhension est claire, on s’aperçoit que les entraves du karma sont vides,
Sinon, il faut s’acquitter de ses dettes.

47. Les affamés sont invités au festin royal, mais ils ne peuvent pas manger.
Les malades consultent le roi des médecins, pourquoi ne guérissent-ils pas ?
Pratiquer le zen dans le monde des désirs, voilà le pouvoir de la vision sage.
Le lotus qui croît dans le feu est indestructible.
Après avoir commis une faute très grave, Yuse réalisa le non-né,
Il devint immédiatement Bouddha et l’est encore aujourd’hui.

48. Le lion rugit une doctrine sans peur
Hélas, quelle pitié que ces esprits ignorants et bornés !
Ils comprennent seulement que les fautes graves font obstacle à l’éveil,
Mais ne voient pas le secret de l’enseignement du Thatagata.
Deux moines s’étaient rendus coupables de luxure et de meurtre,
Upali, qui n’avait pas plus de lumière qu’une luciole, ne fit qu’aggraver leur culpabilité,
Vimalakirti d’emblée dissipa leurs doutes,
Comme le soleil fond le givre et la neige.

49. Le formidable pourvoir de la délivrance
Opère des merveilles innombrables comme les sables du Gange.
Pourquoi refuser de lui faire don des quatre biens ?
Dix mille pièces d’or à côté ne valent rien.
Réduire nos os en poudre ou couper notre corps en morceaux ne le payerait pas de retour.
Un seul mot bien compris l’emporte sur dix milliards de mots.

50. Il règne sur toutes les existences, nul ne le dépasse,
Tous les Bouddha, aussi nombreux que les sables du Gange, en témoignent.
Je comprends maintenant ce qu’est la perle mani,
Elle comble tous ceux qui la reçoivent en confiance.

51. On voit clairement qu’il n’y a rien,
Ni homme ni Bouddha.
Les myriades d’univers sont des bulles dans l’océan,
Les sages et les saints des éclairs dans le vide.
Même si un cercle de métal incandescent tourne au-dessus de ma tête,
La parfaite lumière de la concentration et de la sagesse ne disparaît pas.

52. Que le soleil devienne froid et la lune chaude,
Les hordes de Mara ne pourront détruire la vérité.
Le char tiré par l’éléphant avance comme une montagne,
Comment une mante pourrait-elle le détourner de sa route ?
Le grand éléphant ne flâne pas sur le sentier des lapins.
Le grand éveil n’est pas concerné par les détails.
Ne juge pas de l’immensité du ciel en le regardant à travers une paille.
Ami, je vais maintenant établir pour toi ce que tu n’as pas encore compris.

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Shinjinmei

maître zen patriarche Kanchi Sosan

Sosan Kanchi

(Seng-ts'an, mort en 606).

Troisième patriarche chinois. Disciple d'Ela et maître de Doshin.

Poème de la foi en l'esprit, de Sosan Kanchi

1. Pratiquer la Voie n’est pas difficile,
Mais il ne faut ni amour, ni haine, ni choix, ni rejet.

2. Il suffit qu’il n’y ait ni amour ni haine,
Pour que la compréhension apparaisse,
Spontanément claire,
Comme la lumière du jour dans une caverne.

3. Au moindre écart
Une distance infinie sépare aussitôt le ciel et la terre.

4. Si vous voulez vérifier par vous-même,
Ne prenez parti ni pour ni contre.

5. La lutte entre la saisie et le rejet,
Voilà la maladie de l’esprit.

6. Si vous ne pouvez pénétrer à la source des choses,
Votre esprit s’épuisera en vain.

7. La Voie est ronde, parfaite, vaste comme le cosmos,
Sans la moindre notion de manque ou d’excédent.

8. En vérité, parce que nous voulons saisir ou rejeter,
La vraie nature des choses nous échappe.

9. Ne poursuivez pas les phénomènes
Ne demeurez pas dans la vacuité.
(…)

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1. Pratiquer la Voie n’est pas difficile,
Mais il ne faut ni amour, ni haine, ni choix, ni rejet.

2. Il suffit qu’il n’y ait ni amour ni haine,
Pour que la compréhension apparaisse,
Spontanément claire,
Comme la lumière du jour dans une caverne.

3. Au moindre écart
Une distance infinie sépare aussitôt le ciel et la terre.

4. Si vous voulez vérifier par vous-même,
Ne prenez parti ni pour ni contre.

5. La lutte entre la saisie et le rejet,
Voilà la maladie de l’esprit.

6. Si vous ne pouvez pénétrer à la source des choses,
Votre esprit s’épuisera en vain.

7. La Voie est ronde, parfaite, vaste comme le cosmos,
Sans la moindre notion de manque ou d’excédent.

8. En vérité, parce que nous voulons saisir ou rejeter,
La vraie nature des choses nous échappe.

9. Ne poursuivez pas les phénomènes
Ne demeurez pas dans la vacuité.

10. Si l’esprit est au repos dans l’unicité,
Tout s’évanouit spontanément.

11. Si nous arrêtons tout mouvement,
Du repos viendra l’activité.

12. Si nous demeurons sur les extrémités,
Comment pourrons-nous comprendre l’unicité?

13. En perdant l’unicité
On perd aussi les deux extrémités.

14. En niant la réalité, on tombe sous son emprise.
En nous attachant à la vacuité, elle nous échappe.

15. Plus il y a de mots, plus il y a de pensées,
Plus on s’éloigne de la vérité.

16. Arrêtez de parler, arrêtez de penser
Et partout vous passerez librement.

17. En retournant à la racine, on accède au vrai sens.
En poursuivant les reflets, on perd l’origine.

18. Si nous tournons notre lumière vers l’intérieur, ne serait-ce qu’un instant,
Nous allons au-delà des apparences et de la vacuité.

19. Les changements qui se produisent dans la vacuité
Sont le fruit de notre ignorance.

20. Ne cherchez pas la vérité,
Contentez-vous d’être sans opinions.

21. Ne demeurez pas dans le dualisme,
Ne vous y attachez pas.

22. S’il reste la moindre notion de juste ou de faux,
L’esprit sombre dans la confusion.

23. Le deux dépend de l’un,
Mais ne vous attachez pas même à l’un.

24. Si aucun esprit ne se manifeste,
Les phénomènes ne dérangent pas.

25. Pas de dérangement, pas de phénomènes,
Pas de perturbation, pas d’esprit.

26. Le sujet s’évanouit quand l’objet disparaît,
L’objet s’évanouit quand le sujet disparaît.

27. L’objet est objet par sa relation avec le sujet.
Le sujet est sujet par sa relation avec l’objet.

28. Pour comprendre le sujet et l’objet,
Sachez que tous deux ont la vacuité pour unique origine.

29. Dans l’unicité de la vacuité ils sont identiques
Et contiennent les dix mille phénomènes.

30. Lorsqu’il n’y a pas de discrimination entre le subtil et le grossier,
Il n’y a aucun parti à prendre pour ou contre.

31. La grande Voie est large et généreuse,
Elle n’est ni facile ni difficile.

32. Les esprits étroits sombrent dans le doute,
Plus ils veulent aller vite plus ils vont lentement.

33. L’attachement ne connaît pas de mesure ;
Il est voué à l’erreur.

34. Lâchez prise et la Voie s’exprime spontanément,
L’essence ne s’en va ni ne demeure.

35. Si vous faites confiance à la nature,
Vous êtes en harmonie avec la Voie.

36. L’esprit entravé tourne le dos à la réalité,
Il s’assombrit et stagne.

37. Fatiguer l’esprit n’est pas sain.
À quoi sert donc de prendre parti ?

38. Si vous désirez emprunter le véhicule unique,
Ne haïssez pas les six objets des sens.

39. Si vous ne haïssez pas les six objets des sens,
Vous devenez un avec l’éveil parfait.

40. Le sage est non actif,
Le fou s’entrave lui-même.

41. Dans le Dharma, pas de différenciation,
Mais l’ignorant se prend à son propre piège.

42. Chercher l’esprit avec l’esprit,
N’est-ce pas une grande erreur?

43. Dans la confusion apparaissent la stagnation et l’agitation,
Dans l’éveil n’existent ni amour ni haine.

44. Opposer les contraires
Mène à des considérations absurdes,

45. Des rêves, des fleurs du vide,
Pourquoi se donner du mal pour les saisir?

46. Le gain et la perte, le juste et le faux,
doivent être abandonnés sur-le-champ.

47. Si les yeux ne dorment jamais,
Tous les rêves s’évanouiront d’eux-mêmes.

48. Si l’esprit ne discrimine pas,
Tous les phénomènes relèvent de la réalité telle qu’elle est.

49. Dans le mystère profond de cette unicité,
Les entraves sont instantanément coupées.

50. Lorsque toutes choses sont vues comme égales,
Il y a retour à la nature originelle sans début ni fin.

51. Lorsqu’il n’y a plus de cause,
C’est au-delà de toute comparaison.

52. Si le mouvement est arrêté, il n’y a plus de mouvement,
Si l’immobilité est mise en mouvement, il n’y a plus d’immobilité.

53. Les deux cessant d’exister,
L’unité disparaît aussi.

54. En dernier lieu,
Il n’y a ni règle ni mesure.

55. Si l’esprit coïncide avec l’esprit,
Toute trace d’action s’évanouit.

56. Le doute étant éradiqué,
La vraie foi se renforce.

57. Comme rien ne demeure,
La mémoire ne garde aucune trace.

58. Illuminer sa propre intériorité à la clarté du vide
Ne nécessite pas la puissance de l’esprit.

59. En ce qui concerne hishiryo,
Il est très difficile de faire des considérations.

60. Dans la réalité telle qu’elle est,
Il n’y a ni autre ni soi.

61. Pour toucher directement cette réalité,
Exprimez simplement le non-deux.

62. Dans le non-deux, toutes choses sont égales
Et rien n’est laissé à l’écart.

63. Tous les sages de l’humanité
Enseignent la source originelle.

64. La source originelle étant au-delà du temps et de l’espace,
Un instant devient dix mille années.

65. Existant ou non existant,
Cela est partout devant nos yeux.

66. Le plus petit est identique au plus grand,
Quand les frontières sont effacées.

67. Le plus grand est identique au plus petit,
Les limites sont invisibles.

68. L’existence est non-existence,
La non-existence est existence.

69. Là où cela n’est pas ainsi,
Ne vous attardez pas.

70. Le un est toutes choses,
Toutes choses sont un.

71. Ceci étant,
Plus besoin de se préoccuper de l’imperfection.

72. L’esprit de foi est non-deux,
Non-deux est l’esprit de foi.

73. Là se brise la voie du langage,
Il n’y a plus ni passé ni présent ni futur.

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Maka Hannya Haramita Shingyo

sutra Hannya Haramita Shingyo

Ce texte est le "cœur" des sûtra bouddhistes indiens de la Perfection de Sagesse (prajñâ pâramitâ).

Essence du sutra de la grande sagesse qui permet d'aller au-delà

Le Bodhisattva de la Vraie Liberté, Avalokiteshvara,
Par sa pratique profonde de la Grande Sagesse,
Voit que les cinq agrégats ne sont que vacuité
Et par cette compréhension il aide tous ceux qui souffrent.

Shariputra,
Les phénomènes ne sont pas différents du vide,
Le vide n’est pas différent des phénomènes.
Le phénomène lui-même devient le vide.
Le vide lui-même devient phénomène.
Il en est ainsi de la perception,
Des formations mentales,
De la conscience.
(…)

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Le Bodhisattva de la Vraie Liberté, Avalokiteshvara,
Par sa pratique profonde de la Grande Sagesse,
Voit que les cinq agrégats ne sont que vacuité
Et par cette compréhension il aide tous ceux qui souffrent.

Shariputra,
Les phénomènes ne sont pas différents du vide,
Le vide n’est pas différent des phénomènes.
Le phénomène lui-même devient le vide.
Le vide lui-même devient phénomène.
Il en est ainsi de la perception,
Des formations mentales,
De la conscience.

Shariputra, toutes les existences ont le caractère du vide.
Elles sont sans naissance ni extinction,
Ni pures ni souillées,
Elles n’augmentent ni ne diminuent.

Dans la vacuité,
Il n’y a ni forme, ni sensation, ni perception.
Ni formation mentale, ni conscience,
Ni oeil ni oreille, ni nez ni langue,
Ni corps, ni conscience,
Il n’y a ni couleur ni son, ni odeur
Ni goût, ni toucher, ni pensée.
Il n’y a ni ignorance ni cessation de l’ignorance,
Ni illusion ni cessation de l’illusion.

Il n’y a ni vieillesse ni mort,
Ni cessation de la vieillesse et de la mort.
Il n’y a ni souffrance, ni cause, ni cessation, ni sentier.
Il n’y a ni sagesse, ni obtention, ni non-obtention.

Pour le bodhisattva,
Grâce à la Grande Sagesse qui conduit au-delà,
L’esprit sans obstacles ne connaît pas la peur,
Et toute illusion, tout attachement sont éloignés.
Il peut parvenir à l’ultime fin, le nirvana.
Tous les Bouddhas du passé, du présent et du futur
Pratiquent la Grande Sagesse,
Et ainsi atteignent le plus parfait Eveil.

Nous devons comprendre qu’Hannya Haramita est le plus grand mantra brillant et lumineux.
Le plus élevé de tous les mantras qui est incomparable.
Sa force coupe toutes les souffrances.
C’est le vrai mantra.
Par lui il est possible d’atteindre l’essence de toute vérité.

Aller ! Aller ! Aller ensemble !
Au-delà du par-delà sur l’autre rive.

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